Portrait de Clem Telperiën

Bonsoir à tous,

Je poste ce message pour chercher quelques réponses. Je ne sais vraiment où chercher, et malgré mes incessantes réflexions intérieures, je n'arrive pas à trouver de réponses concrètes aux questions qui me rongent, c'est pourquoi je suis venu ici en ( ou moins) dernier recours.

J'ignore si ce topic est le adéquat, mais c'est le seul que j'ai trouvé qui corresponde à mon problème actuel. Mes excuses d'avance si cela n'est pas le cas, ce sera à vous d'en décider.

Pour reprendre depuis le début et donner quelques uns de mes antécédents médicaux, je suis insomniaque depuis mes 16 ans (j'en ai 23 actuellement), j'ai eu un traitement médicamenteux assez conséquent de mes 16 à mes 20 pour pallier à ce souci en parallèle d'une dépression (antidépresseurs + somnifères + antipsychotiques). J'ai réalisé trois TS médicamenteuses et ai passé ieurs mois au total dans différentes structures psychiatriques afin de remédier à ce problème. La dernière a été concluante, car même si je vois toujours le monde aussi noir qu'avant, je n'ai d'idées noires ou de pulsions de mort. J'ai cependant conservé un certain comportement autodestructeur (incluant automutilation et comportement à risque peu fréquent) et une mentalité misanthrope et totalement nihiliste et désabusée.

Mon problème actuel est que j'ai la sensation de basculer dans une phase d'alcoolisme. Il y a des antécédents dans ma famille proche (mon père, entre autre) depuis aussi longtemps que je me souvienne, et même si j'ai juré de ne jamais basculer dans ce vice (pour ne justement pas répéter les erreurs familiales), cela fait environ un mois et demi qu'il m'arrive assez fréquemment de boire de l'alcool (bière principalement, pas d'alcool fort) seul, en l'absence de personnes connues dans un usage récréatif, simplement pour me permettre de dormir (ou d'en avoir l'illusion, le sommeil n'étant pas réparateur une fois alcoolisé) et/ou d'arrêter le flot de pensée qui survient sans arrêt à l'intérieur de ma tête, m'empêchant d'avoir une vie sociale et personnelle normale. Je ne rejette aucunement ma capacité à pouvoir penser et réfléchir, mais ça devient très envahissant car je n'arrive pas à m'arrêter de le faire pour toute chose qui se passe près de moi.

Depuis un mois et demi donc, je file au bar dès que le travail est terminé. J'ai arrêté de le faire pendant une semaine et demie au cours de cette période pour voir si je ne développais pas d'accoutumance, et je n'ai eu aucun syndrome de manque. Cela étant dit, j'ai réellement peur de ne pouvoir me passer du (des) verres à la sortie du travail, et toutes les solutions alternatives (hypnose, méditation, etc...) ont eu leur effet pendant un temps, mais ne fonctionnent aujourd'hui.

Je ne sais pas quelle procédure entamer (si besoin) pour mettre fin à cela. Je ne souhaite pas devenir alcoolique, mais en ce moment, c'est fort que moi, je n'ai pas trouver de solution efficace en terme de résultats pour oublier. Mon médecin m'a conseillé ieurs fois de reprendre un traitement médicamenteux très léger (étant facilement sujet à la dépression, personne n'est à l'abri d'une rechute), mais je refuse à cause de mon précédent parcours.

Auriez-vous une piste qui me permettrait de me sortir de cette situation relativement inconfortable, mais que je trouve réellement inquiétante sur le long terme?

D'avance, merci pour vos réponses.

C.T

Portrait de matinsdifficiles
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Tu as raison de t'inquiéter.
Reconsultes pour ajuster ton traitement avant éventuelle addiction : en voulant se sédater avec de l'alcool on aggrave les ruminations.
Mon oncle est décédé atrocement de cirrhose : il n'a jamais eu l'alcool méchant mais c'était un mélancolique non pris en charge.
Son côté sensitive l'a fait ruminer, ses souffrances c'étaient son empathie exaspérée.
L'alcool a beaucoup aggravé, jusqu'à sa mort ou aucun antalgique ne pouvait le soulager seulement les ponctions...
Sa dernière volonté : il a refusé que j'aille à son inhumation car la place des vivants n'est pas dans les cimetières alors il a demandé une crémation pour être partout avec ceux qu'il amait et surtout que ceux qu'il aimait reste avec les vivants.

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