Portrait de Delphinou

Bonjour,
Je viens témoigner ici sur ce qu’a vécu mon père pendant ieurs années. J’espère pouvoir aider toute personne qui serait malheureusement dans la même situation et qui ne trouverait aucune réponse sur le net ni auprès de différents professionnels de la santé.

Méga résumé ultra court : mon père a souffert pendant trois ans de symptômes intestinaux fréquents et intenses, en particulier des douleurs pelviennes qui l’empêchait de s’assoir. De façon rare et légère, les fins de miction pouvaient être douloureuses, mais elles n’ont pas trop retenu l’attention par rapport aux autres symptômes. On lui a découvert au hasard d’une IRM de face des polypes dans la vessie. Ceux-ci se sont avérés cancéreux. Après traitement (deux opérations de la vessie et instillations de BCG dans la vessie), le cancer a très bien régressé… et a fait disparaître tous les symptômes intestinaux !!! Un miracle pour nous.

Un peu de détails :
Ça a commencé avec de « simples » diarrhées en 2015, qui sont devenues fréquentes en quelques mois (jusque 5 à 6 fois par jour) et ont été accompagnées de douleurs en fin de miction qui se sont intensifiées avec le temps. Environ un an après le début des diarrhées, mon père a eu ce qu’on a appelé des « crises » : des douleurs diffuses, intenses à l’extrême dans la zone pelvienne qui l’empêchait de s’assoir pendant environ 8 heures (« à se taper la tête contre les murs » dit-il). Plutôt en journée mais à n’importe quel moment : matin, après-midi, soir. Rarement la nuit.
Il n’a jamais vomi ni vraiment eu mal au ventre.
Il a testé différents régimes alimentaires (sans gluten, sans lactose, sans alcool) : durant les premiers jours, l’espoir s’est installé car ça allait mieux, mais rapidement la situation est revenue aussi douloureuse qu’avant. Des tests ont confirmé l’absence d’allergies et d’intolérances alimentaires. Il a repris une alimentation normale tard et de façon progressive après ses deux opérations de la vessie.
Les différentes coprocultures n’ont rien révélé de suspect.
Une consultation chez un magnétiseur a été complètement inefficace.
Ce n’était pas un prolapsus (descente du rectum) comme l’avait pensé un gastro-entérologue.
Ce n’était pas un problème au nerf pudendale aussi appelé le nerf honteux, hypothèse écartée par un spécialiste. Apparemment, un problème à ce nerf entraîne plutôt une douleur permanente, tous les jours, et ce n’était pas son cas. Pour info en passant, pour ce problème, une opération est possible au CHU de Nantes.
Les polypes intestinaux n’étaient pas en cause. Les coloscopies ont montré deux polypes bénins d’environ 1 mm qui lui ont été retirés. Quelques améliorations ont été constatées durant environ un mois, et les crises ont repris comme avant.
Il a essayé ces différents médicaments : Spagulax, Poly-Karaya, Lamaline, Acupan, Dafalgan codéiné, Klipal, Lybrax. C’est le Klipal qui s’est révélé le efficace contre les douleurs.

Parmi tous les médecins rencontrés par mon père, l’un d’entre eux a vraiment été réceptif, à l’écoute, et entreprenant pour trouver le problème. Mille mercis à lui ! C’est lui qui a prescrit l’IRM de face (mon père en avait déjà faites de profil), permettant la détection des polypes cancéreux dans la vessie. Les instillations ont déclenché des crises terribles, ce qui a été pour nous un signe clair du lien entre la vessie et ces symptômes. Les crises ont complètement disparu ensuite : le traitement anti-cancéreux de la vessie a réglé les problèmes de diarrhées et de douleurs pelviennes. On a cru que l’annonce de ce cancer allait être la goutte d’eau, et ça a été un mal pour un bien. Mon père a pu reprendre une vie normale de jeune retraité : aller au restaurant, partir en vacances, accepter une invitation, s’adonner à ses loisirs… profiter de la vie !

J’espère avoir pu aider quelqu’un en exposant ces informations !

Participez au sujet "Diarrhées, douleurs intenses en zone pelvienne : peut-être un cancer de la vessie !"