Glande thyroïde : Symptômes

Physiologie 

La glande thyroïde est constituée de deux types de cellules : les cellules C (à l'origine la sécrétion de la calcitonine qui est l'hormone diminuant le taux de calcium dans le sang) et les cellules thyroïdiennes qui sont beaucoup nombreuses et regroupées sous forme de vésicules.

  • Les hormones thyroïdiennes ont pour rôle de stimuler le métabolisme (fonctionnement) général de l'organisme et ont un rapport étroit avec la thermogénèse (production de chaleur par les êtres vivants, dans la thermorégulation). La glande thyroïde augmente la consommation d'oxygène utilisé par les tissus.
  • Les hormones thyroïdiennes fonctionnent en interaction avec d'autres hormones essentiellement les catécholamines comme l'adrénaline. Ces dernières captent l'iode à partir du sang circulant et le transforment en une substance appelée pré-hormone thyroïdienne.

La pré-hormone thyroïdienne est stockée ensuite dans les vésicules thyroïdiennes jusqu'à ce que survienne une stimulation de la part de la glande hypophyse située à la base du cerveau, en dessous de l'hypothalamus qui excite l'hypophyse elle-même.

La stimulation de la glande thyroïde a lieu lorsque l'hypophyse émet une hormone appelée la TSH (thyroid stimulating hormone) qui parvient au niveau de la thyroïde, et entraîne la libération des vésicules d'une partie de leur stock hormonal sous la forme de triiodothyronine (T3) et de thyroxine (T4).

La thyroglobuline est une substance qui est contenue dans la glande thyroïde et qui permet la formation des hormones thyroïdiennes à partir d'elle. La thyroglobuline constitue une cible fréquente pour les phénomènes d'auto-immunisation (survenue d'anticorps antithyroïdiens).

La thyréostimuline ou TSH, est une hormone qui est sécrétée par l'hypophyse, petite glande située à la base du cerveau, logée dans la selle turcique. Cette hormone règle l'activité de la glande thyroïde elle-même. Le dosage de la thyréostimuline est obtenu grâce à la radio-immunologie en utilisant les techniques hautement spécifiques : la TSH ultrasensible. Le taux de thyréostimuline varie de 0,2 à 5mU par litre. Le taux de thyréostimuline est effondré en cas d'insuffisance hypophysaire, ou en présence d'un adénome toxique de la thyroïde. Son taux est augmenté chez les patients présentant une hypothyroïdie.

Le terme rétrocontrôle, en anglais feed-back, appelé également rétroaction, rétrorégulation, désigne un contrôle en retour. Ce terme, emprunté à la cybernétique, désigne l'influence des variations de la fonction d'un organe, sur le système qui assure la régulation. Il est utilisé essentiellement, en ce qui concerne les glandes endocrines. La baisse ou l'augmentation de la sécrétion d'une glande endocrine telle que la glande thyroïde ou surrénale présente une action en retour sur la production, par l'hypophyse, de la stimuline (hormone sécrétée par l'hypophyse) qui correspond à cette hormone. Autrement dit si la glande hypophyse, par l'intermédiaire de la thyréostimuline, décide de faire sécréter la glande thyroïde, en retour une augmentation de la sécrétion excessive des hormones thyroïdiennes aboutit à un message reçu par l'hypophyse qui agit en conséquence pour faire baisser la production d'hormones thyroïdiennes.

La cybernétique est l'ensemble des théories et des études sur les systèmes qui sont considérés sous l’angle de la commande et de la communication.

Physiopathologie 

Les affections susceptibles de concerner la thyroïde sont (liste non exhaustive) :

  • Le terme cardiothyréose (utilisé par Bérard en 1934) désigne une affection cardiaque qui est le résultat d'une perturbation de fonctionnement de la glande thyroïde. En effet en cas d'hyperthyroïdie c'est-à-dire d'excès de sécrétion d'hormones thyroïdiennes on constate un coeur basedowien. En cas d'hypothyroïdie c'est au contraire un coeur myxœdémateux. Le terme de cardiothyréose est le souvent utilisé pour désigner les complications cardiaques de l'hyperthyroïdie. Le coeur basedowien ou cardiothyréotoxicose désigne l'ensemble des complications cardiaques, survenant au cours de la maladie de Basedow. Ces complications sont :
    • Une dyspnée (difficulté à respirer).
    • Des palpitations.
    • Des contractions anormales du muscle cardiaque (extrasystoles).
    • Une accélération du rythme cardiaque (tachycardie).
    • Une arythmie totale. Ceci est susceptible d'entraîner l'apparition d'une insuffisance de la pompe cardiaque que les cardiologues considèrent comme une insuffisance cardiaque à débit élevé. Ce type de pathologie est particulièrement fréquent, au cours des adénomes toxiques et au cours des goitres multinodulaires toxiques. Le coeur myxœdémateux est un terme utilisé en 1918 par Zondek. Ce terme désigne l'ensemble des manifestations cardiaques liées à une insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes. Il s'agit d'une diminution du rythme cardiaque (bradycardie), d'une forte augmentation des dimensions du coeur, ce qui s'explique par une l'infiltration, c'est-à-dire une pénétration de nature myxcedémateuse du myocarde (muscle cardiaque lui-même) et avant tout un épanchement péricardique c'est-à-dire une pénétration liquidienne des membranes de recouvrement et de protection du coeur. L'électrocardiogramme permet de mettre évidence ce que les spécialistes en électrocardiologie nomment un bas voltage. Ce type de manifestation cède si l'on administre, au patient, des extraits thyroïdiens.
  • Le terme goitre (du latin guttur : gorge, en anglais struma et en américain goiter), appelé également strume ou presque du tout thyréocèle, désigne l'augmentation de volume de la glande thyroïde (hypertrophie thyroïdienne) de nature diffuse et bénigne. Ce terme est également utilisé quelquefois, pour désigner les tuméfactions de la glande thyroïde indépendamment de leur nature. C'est ainsi que l'on parle de goitre fibreux, de goitre kystique, de goitre cancéreux, de goitre parenchymateux ou de goitre tuberculeux.
  • L'hyperthyroïdie (excès de sécrétion d'hormone thyroïdienne dans le sang) se traduit par les symptômes suivants :
    • Tremblements.
    • Accélération du rythme cardiaque tachycardie).
    • Gène en présence d'une chaleur excessive (thermophobie).
    • Amaigrissement.
  • Au final il s'agit d'une élévation (durable) du taux des hormones thyroïdiennes, ce qui aboutit à l'apparition de manifestations cliniques (symptômes) multiples que l'on appelle la thyrotoxicose. L'hyperthyroïdie est ou moins sévère selon son ancienneté. Certains facteurs sont également responsables de sa gravité (sensibilité personnelle). Parmi les symptômes cités précédemment les importants sont la tachycardie, c'est-à-dire l'accélération du rythme du coeur qui s'associe à des palpitations. Un trouble du rythme cardiaque est parfois observé chez le patient, en de la tachycardie. Le deuxième symptôme important au cours de l'hyperthyroïdie, est la perte de poids qui survient fréquemment et assez précocement également. Etonnamment le patient garde un appétit parfois important. Le troisième symptôme qu'il faut signaler au cours de cette affection endocrinienne est la fatigue importante (asthénie) qui se traduit essentiellement au niveau des muscles. Sur le plan neuropsychologique les patients apparaissent comme anxieux, agités, nerveux, excités et présentent, d'autre part, des troubles du sommeil. L'examen de ces patients met en évidence un tremblement des mains entre autres. Un des derniers symptômes importants est l'impression de chaleur constante, associée à des sueurs et à une diarrhée ce qui aboutit généralement à un désir constant de boire. Les symptômes qui viennent d'être décrits ne sont pas les seuls, il en existe d'autres, qui sont le résultat de la sécrétion exagérée d'hormones thyroïdiennes. Les examens de laboratoire, permettent de mettre évidence la concentration élevée des hormones thyroïdiennes dans le sang, et en particulier une augmentation de la T 4 libre qui correspond à une des hormones thyroïdiennes, en dehors de la T3. On constate surtout, un abaissement de l'hormone thyréotrope hypophysaire que l'on appelle également TSH et qui permet le diagnostic d'hyperthyroïdie. L'hormone thyréotrope hypophysaire est l'hormone sécrétée par le cerveau, et précisément la glande hypophyse qui permet de réguler le taux d'hormone dans le sang sécrété par la glande thyroïde elle-même. Les autres examens complémentaires et en particulier la scintigraphie permettent d'orienter le diagnostic, et de mettre en évidence, en particulier une tuméfaction bénigne ou maligne de cette glande. Enfin la scintigraphie est utile afin de différencier les deux causes principales d'hyperthyroïdie c'est-à-dire la maladie de Basedow et l'adénome thyroïdien toxique. Le traitement de l'hyperthyroïdie se fait en deux étapes. D'abord il est nécessaire de réduire la thyrotoxicose en utilisant 2 types de médicaments : les antithyroïdiens de synthèse et les bêtabloquants. Ensuite dès que l'équilibre thyroïdien normal est obtenu, selon les cas, il est nécessaire parfois, d'intervenir chirurgicalement ou d'administrer de l'iode 131. Chez certains patients souffrant d'hyperthyroïdie, on constate une absorption (consciente ou pas) d'hormones thyroïdiennes, dont la prescription, par un médecin, a été fait dans le cadre d'une cure d'amaigrissement. Il est inutile de préciser que ce type de traitement est dangereux pour l'organisme et doit donc être proscrit. En effet, les principaux dangers des médicaments à base d'extraits thyroïdiens ne sont pas tous connus avec exactitude et sont quelquefois mortels.
  • La maladie de Basedow est une des causes les fréquentes des hyperthyroïdies. Les signes consécutifs, c'est-à-dire les symptômes, sont l'apparition d'un goitre, c'est-à-dire l'augmentation du volume de la thyroïde associée à un gonflement du cou, une exophtalmie (les yeux semblent exorbités) et des symptômes de thyrotoxicose correspondant à une intoxication par les hormones thyroïdiennes. La maladie de Basedow concerne essentiellement le sexe féminin et le souvent la cause déclenchante est un choc psycho-affectif. Le traitement de la maladie de Basedow est essentiellement médical. Il fait appel aux bêtabloquants et aux antithyroïdiens de synthèse. Le traitement est poursuivi durant au moins deux ans en utilisant des doses d'antithyroïdiens de synthèses progressivement décroissantes. Certains patients néanmoins, nécessitent des doses fortes, et en association à des hormones thyroïdiennes de façon à éviter le risque de passage en hypothyroïdie c'est-à-dire le contraire de l'hyperthyroïdie : la diminution du taux des hormones thyroïdiennes dans le sang. Le traitement est le souvent très efficace. L'évolution de la maladie de Basedow peut se faire vers des rechutes pour un patient sur deux environ, dans les deux ans qui suivent l'arrêt du traitement. Les spécialistes en endocrinologie, dans ce cas, proposent d'une part de reprendre les antithyroïdiens de synthèse de façon à normaliser le fonctionnement de la glande thyroïde, et d'autres pas un traitement qui supprime de façon définitive l'activité de thyroïde. Pour les individus jeunes, c'est-à-dire ayant moins de 40 ans, et essentiellement quand le goitre est volumineux, il est proposé au patient une intervention chirurgicale. Quand l'individu a de 40 ans et si son goitre n'est pas très volumineux, la thyroïde est préférentiellement détruite en injectant de l'iode radioactif.
  • La thyrotoxicose est l'ensemble des manifestations, des symptômes dus à l'excès d'hormones thyroïdiennes dans le sang. Il s'agit de l'accélération du rythme cardiaque (tachycardie) constante, de l'amaigrissement, des tremblements (ayant pour caractéristique d'être fins et rapides) d'une thermophobie (peur de la chaleur) de sueurs, d'amyotrophie musculaire (diminution du volume des muscles) et de diarrhée. Sans prévenir le souvent, la thyrotoxicose est révélatrice de l'hyperthyroïdie, c'est-à-dire de l'excès d'hormones thyroïdiennes dans le sang. Elle se traduit par une crise aiguë thyréotoxique,  comprenant une élévation de la température (fièvre élevée), une tachycardie extrême (accélération du rythme cardiaque très importante) et un coma. Le traitement doit être effectué en urgence.
  • La thyrotoxicose factice est le résultat d'un apport excessif de substances dont l'activité hormonale thyroïdienne est recherchée par le patient (généralement une patiente) de manière délibérée afin d'obtenir un amaigrissement. Certains signes d'hyperthyroïdie (thyrotoxicose) apparaissent selon la dose, et la tolérance vis-à-vis de la substance absorbée. L'utilisation de substances contenant des extraits thyroïdiens dans un but de maigrir, risque d'entraîner la survenue de complications essentiellement cardiaques. L'évolution de ce type de pathologie iatrogène (lié à un traitement) est bon à condition d'arrêter le traitement.
  • L'adénome thyroïdien toxique est une tumeur de la thyroïde le souvent bénigne, mais entraînant une augmentation très importante de la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Il s'agit d'une cause d'exagération de sécrétion de l'hormone thyroïdienne concernant le souvent les individus après l'âge de 60 ans. Les symptômes de l'adénome thyroïdien toxique sont avant tout une accélération du rythme cardiaque, accélération importante et généralement mal supportée par le patient, associant d'autre part, le souvent à un trouble du rythme cardiaque voire une insuffisance de la pompe cardiaque elle-même. L'examen de la thyroïde, met en évidence un nodule unique. Les examens complémentaires et en particulier la scintigraphie thyroïdienne permet de porter le diagnostic avec certitude en montrant un nodule que l'on dit chaud, car il fixe avec intensité l'iode 131. Cette image montre le contraste qu'il existe entre le nodule lui-même, et le tissu glandulaire en périphérie de celui-ci qui lui est au repos. Le traitement de l'adénome thyroïdien toxique est chirurgical mais nécessite au préalable une préparation médicale. L'intervention, par un chirurgien endocrinologue, a pour but de procéder à l'ablation du lobe de la thyroïde (lobectomie) ou, quand cela est possible, consiste à effectuer ce que l'on appelle une énucléation (extirpation) du nodule. Chez les patients âgés, pour lesquels l'anesthésie est contre-indiquée, il est nécessaire de procéder à un traitement qui utilise l'iode radioactif.
  • L'hypothyroïdie (défaut de sécrétion d'hormone thyroïdienne dans le sang) dont les symptômes sont : bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque), épaississement de la peau du visage et du cou, ralentissement psychique, teint cireux.
  • Le terme athyréose (ou athyroïdie, en anglais athyroidism) désigne absence totale de sécrétion d'hormones thyroïdiennes ce qui aboutit au myxœdème.
  • Les nodules de la thyroïde le souvent n'entraînent aucun symptôme et, rarement, provoquent une gêne au niveau du cou, ou un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde à type d'hypothyroïdie ou d'hyperthyroïdie.
  • Le cancer de la thyroïde atteint la glande thyroïde sous ieurs formes dont la fréquente est l'adénome ou cancer du tissu glandulaire. Plus rarement il s'agit d'un carcinome c'est-à-dire d'un cancer de l'épithéliome.
  • Les adénocarcinomes différenciés sont dits de types papillaires (75 %),  vésiculaires ou folliculaires (10 %) selon l'aspect des cellules examinées au microscope. L'architecture de la glande, dans ce cas, n'est pas modifiée, sa fonction endocrine, c'est-à-dire la sécrétion d'hormones thyroïdiennes, et précisément de thyroglobuline non . Une exposition aux rayonnements ionisants favorise la survenue des adénocarcinomes différenciés.
  • Les cancers anaplasiques indifférenciés concernent essentiellement les sujets âgés. L'architecture de la glande est, contrairement aux adénocarcinomes différenciés, non préservée.
  • Les cancers médullaires de la thyroïde prennent naissance sur les cellules C de la thyroïde. Ils sont rares que les précédents.
  • Les symptômes qui révèlent le cancer de la thyroïde peuvent apparaître simplement à la palpation de la glande qui montre la présence de nodules. Quelquefois aucun autre symptôme ne permet d'objectiver un cancer de la thyroïde,  ou alors simplement une petite augmentation de volume des ganglions du cou. Parfois il s'agit d'un goitre, c'est-à-dire d'une augmentation du volume du cou qui existait précédemment permettant ainsi d'orienter le diagnostic de cancer de la thyroïde. Plus rarement la compression des tissus par la tumeur de la thyroïde, entraîne des troubles de la voix, et des troubles de la déglutition (le patient a du mal à avaler). Très rarement ce sont des métastases pulmonaires c'est-à-dire des cellules cancéreuses qui migrent à partir de la thyroïde vers les poumons, qui révèlent un cancer de la glande thyroïde.
  • L'échographie fait partie des examens complémentaires qui permettent de mettre en évidence le boulet nodule, et surtout d'estimer la taille de celui-ci, ainsi que sa nature, qui peut être solide, liquide ou encore mixte c'est-à-dire solide et liquide à la fois. Une modification des ganglions lymphatiques, en termes de durcissement et d'augmentation de volume, peut également être quelquefois décelée à ce moment-là. C'est la cytoponction du nodule, c'est-à-dire le prélèvement des cellules à l'intérieur du nodule de la thyroïde, qui permet de poser le diagnostic avec certitude. Les cellules sont soit malignes, soit bénignes, soit suspectes. L'examen anatomopathologique des cellules qui composent la tumeur, après son ablation, permet la confirmation du diagnostic.
  • Le traitement du cancer de la thyroïde, quand il s'agit d'un adénocarcinome différencié, nécessite une ablation chirurgicale totale de la thyroïde et des ganglions du cou qui sont éventuellement concernés par les cellules cancéreuses. Quelques semaines après qu'il est nécessaire d'administrer une dose d'iode radioactif afin de détruire les dernières cellules cancéreuses (reliquats thyroïdiens). L'ablation de la thyroïde entraîne forcément une absence de sécrétion des hormones thyroïdiennes qu'il est nécessaire de compenser par un traitement substitutif comprenant de la thyroxine qui est administrée tout le long de la vie. La surveillance de ce traitement est bien entendue clinique (en interrogeant et en examinant le patient) mais également paraclinique, en effectuant des dosages biologiques et précisément des dosages sanguins notamment de la thyroglobuline.
  • En ce qui concerne traitement des cancers anaplasiques indifférenciés le patient doit subir une intervention chirurgicale, et une radiothérapie (utilisation des rayons X comme traitement).
  • Le pronostic des cancers différenciés est excellent à condition que le sujet soit jeune et que la tumeur soit bien différenciée. A l'opposé, le pronostic du cancer anaplasique indifférencié du sujet âgé est moins bon.
  • Le cancer médullaire de la thyroïde est un cancer de la glande thyroïde qui se développe à partir des cellules la glande thyroïde. Ces cellules sécrètent une hormone que l'on appelle la calcitonine et dont l'action est d'intervenir dans la régulation du taux de calcium dans le sang. La fréquence du cancer médullaire de la thyroïde est relativement rare, puisqu'il concerne environ 5 à 10 % des cancers de cette glande. Il s'agit d'un adénocarcinome, c'est-à-dire d'un cancer des cellules composant le tissu de la glande thyroïde elle-même. Chez environ un tiers des patients ce cancer est de nature familiale. En l'occurence il sera soit classé de manière isolée soit intégré dans une autre forme de cancer que l'on appelle néoplasie endocrinienne multiple (NEM II). Cette dernière est une affection de nature héréditaire se caractérisant par un fonctionnement anormalement trop important de ieurs glandes endocrines de l'organisme du patient atteint. Le gène qui est impliqué, en ce qui concerne les formes familiales, est dorénavant identifié, il s'agit du gène RET. En ce qui concerne les autres cas le cancer médullaire de la thyroïde, ils apparaissent alors qu'il n'existe aucune raison pour cela c'est-à-dire entre autres, pas de prédispositions familiales, on parle, dans ce cas, de cancer isolé. Les symptômes qui révèlent le cancer médullaire de la thyroïde sont soit l'apparition des nodules thyroïdiens qu'il est possible de percevoir à la palpation de la glande thyroïde ou, rarement, des symptômes qui sont le résultat d'une sécrétion trop importante de calcitonine. Le taux de calcitonine dans le sang doit être inférieur à 10 microgrammes par millilitres, c'est-à-dire inférieur à 10 nanogrammes par litre. Au cours du cancer médullaire de la thyroïde ces doses dépassent 100 picrogrammes par millilitres, soit 100 nanogrammes par litre. Cette élévation de sécrétion de calcitonine entraîne l'apparition d'une diarrhée ou de bouffées de chaleur. Chez certains patients c'est la découverte de métastases, c'est-à-dire d'un cancer secondaire au cancer de la thyroïde elle-même, qui fait le diagnostic du cancer médullaire de la thyroïde. Ces métastases concernent essentiellement l'appareil pulmonaire et le squelette. Elles sont quelquefois découvertes avant le cancer médullaire de la thyroïde lui-même. L'échographie cervicale, c'est-à-dire du cou, va permettre uniquement de connaître le nombre des nodules présents et d'évaluer leur taille. Une éventuelle atteinte des ganglions peut également être objectivée de cette manière. Le diagnostic de cancer médullaire de la thyroïde est obtenu après un dosage de la calcitonine dans le sang (calcitoninémie) qui met en évidence un taux élevé que chez un patient ne présentant pas de cancer de la thyroïde de forme médullaire. Il est quelquefois, néanmoins nécessaire, d'effectuer une épreuve de stimulation par une substance : la pentagastrine qui est un dérivé synthétique de la gastrine, c'est-à-dire une hormone habituellement sécrétée par l'estomac. Le diagnostic génétique précoce est également maintenant possible grâce à la recherche de la mutation du gène RET. Une élévation de la calcitonine peut également survenir, en dehors du cancer médullaire de la thyroïde, au cours du phéochromocytome (qui est quelquefois associé au cancer médullaire de la thyroïde), il s'agit d'une augmentation occasionnelle, mais aussi au cours du cancer du poumon, du sein et au cours du gastrinome. L'administration de certains médicaments comme l'omeprazole peut éventuellement augmenter le taux de calcitonine dans le sang. Enfin il est nécessaire de savoir que l'hypercalcémie c'est-à-dire l'augmentation du taux de calcium dans le sang stimule la production de calcitonine.
  • Le traitement du cancer médullaire de la thyroïde est uniquement chirurgical. Le patient nécessite une intervention au cours de laquelle on va procéder à l'ablation de la thyroïde associée à un curage des ganglions lymphatiques du cou, c'est-à-dire un nettoyage au cours duquel on retire tout ou partie des ganglions atteints. Il est également nécessaire d'effectuer un traitement substitutif c'est-à-dire de remplacer les hormones thyroïdiennes habituellement sécrétées, ce qui n'est possible étant donné l'ablation de la thyroïde, en administrant de la thyroxine durant toute la vie du patient. Ceci nécessite une surveillance continuelle, soit environ une fois par an en effectuant des dosages sanguins de la thyroxine. L'évolution de ce type de cancer est en relation directe avec la précocité du diagnostic. En ce qui concerne les personnes atteintes de néoplasie endocrinienne multiple (NEM), il est nécessaire d'effectuer un dépistage d'un cancer médullaire thyroïdien. Celui-ci est pratiqué dès la naissance soit génétiquement soit biologiquement, en effectuant une épreuve de stimulation par la pentagastrine dont nous venons de parler. Le traitement chirurgical préventif, c'est-à-dire la thyroïdectomie totale prophylactique, peut éventuellement être également utilisé en pédiatrie (chez l'enfant).
  • Le terme NEM (néoplasie endocrinienne mulptiple) désigne une affection héréditaire transmise selon le mode autosomique dominant (il suffit que l'un des deux parents porte l'anomalie génétique pour que la descendance présente l'affection) se caractérisant par la présence d'un cancer de la thyroïde, un phéochromocytome et quelquefois une pathologie proche du syndrome de Marfan. A cela s'ajoute la présence d'une multitude de petits névromes (muqueux) des lèvres, de la langue, de l'intérieur de la bouche et des paupières.
  • L'ostéose thyroïdienne, appelée également ostéose hyperthyroïdienne ou ostéoporose thyréogène désigne une variété d'ostéoporose (fragilisation du tissu osseux) raréfiante particulièrement douloureuse due à une sécrétion exagérée d'hormones thyroïdiennes, et dont le traitement est uniquement chirurgical. Il consiste à effectuer une thyroïdectomie (ablation de la thyroïde).
  • Le nanisme thyroïdien est un nanisme provoqué par une sécrétion insuffisante de la glande thyroïde. Cette variété de nanisme est associée à d'autres symptômes comme un myxoedème ou moins intense (nanisme myxoedémateux).
  • Le myxœdème, terme utilisé par Ord en 1877, tiré du grec muxa : mucosité et oidêma : gonflement, en anglais myxoedema et en américain myxedema, est une affection se caractérisant par un épaississement du tissu situé en dessous de l'épiderme, c'est-à-dire le tissu sous-cutané, qui apparaît comme infiltré. Le terme myxœdème est le souvent utilisé pour indiquer une hypothyroïdie. Plus précisément il s'agit d'une infiltration des muqueuses et des téguments associés à un ralentissement de l'ensemble des fonctions de l'organisme soumis à une insuffisance sécrétion thyroïdienne ce qui entraîne la diminution très importante du métabolisme (fonctionnement général) du malade, se traduisant par une frigidité, et des troubles intellectuels ou moins marqués chez l'adulte. Chez l'enfant le myxœdème se caractérise par un arrêt du développement, et l'absence d'apparition de la puberté. Il est nécessaire de distinguer trois variétés de myxœdèmes : le myxœdème spontané des adultes appelé également cachexie pachydermique de Charcot, le myxœdème congénital ou idiotie myxoedémateuse de Bourneville (étudié en 1882) qui est le résultat de l'absence congénitale de la thyroïde dans sa totalité et le myxœdème opératoire appelé également cachexie strumiprive.
  • La thyroïdite ou inflammation de la glande thyroïde dont il existe différents types :
    • La thyroïdite lymphocytaire chronique ou thyroïdite d'Hashimoto.
    • La thyroïdite subaiguë  de Quervain, probablement d'origine virale, et se traduisant par de vives douleurs à l'avant du cou, associées à un syndrome grippal avec fièvre, fatigue et une hyperthyroïdie. Cette affection survient le souvent, de manière saisonnière, c'est-à-dire pendant le printemps ou l'été. Le souvent, elle est le résultat d'une infection par un virus qui entraîne apparition d'une inflammation de la thyroïde. Le patient présente des douleurs importantes du cou, s'accompagnant d'une fièvre, et d'une asthénie (fatigue). La palpation met en évidence une augmentation de volume de la thyroïde, qui est très douloureuse. Quelquefois, on retrouve des signes d'hyperthyroïdie ou moins intense. La scintigraphie permet d'orienter le diagnostic devant l'absence de captation de l'iode 131. L'évolution se fait vers la guérison spontanément dans la plupart des cas. Le traitement anti-inflammatoire à base de corticoïdes, est quelquefois utile, mais uniquement réservé pour les formes sévères. L'évolution se fait le souvent vers la guérison, mais il existe quelques épisodes de rechute.
    • La thyroïdite indolore du post-partum, rare, sans doute d'origine auto-immune (la patiente fabrique des anticorps contre ses propres tissus). Il s'agit d'une thyroïdite silencieuse, sans symptômes en particulier pas de douleur, survenant trois à six mois après un accouchement. La thyroïdite du post-partum se caractérise par l'apparition d'un goitre modéré, et indolore, quelquefois d'une hyperthyroïdie passagère, durant uniquement quelques semaines. L'évolution se fait vers une hypothyroïdie résolutive généralement. La recherche des taux d'anticorps antithyroïdiens est généralement positive montrant d'ailleurs un taux élevé d'anticorps antithyroïdiens. Le reste des examens complémentaires et en particulier la fixation de l'iode 131 est nul durant la phase d'hyperthyroïdie, puis devient élevée au moment de la phase d'hypothyroïdie. Chez certaines patientes, on constate la survenue de symptômes cardiaques liés à l'hyperthyroïdie. Il s'agit de symptômes prononcés qui nécessitent la prise de médicaments (bêtabloquants). L'hypothyroïdie quant à elle, si elle est intense, nécessite un traitement à base d'hormones, de manière transitoire (hormonothérapie transitoire). Chez quelques patientes cette hypothyroïdie persiste ou réapparaît après un épisode résolutif.
    • La thyroïdite aiguë d'origine infectieuse, très rare et le souvent secondaire à une infection par le bacille de Koch, par un staphylocoque ou par un streptocoque.
    • La thyroïdite fibreuse de Riedel. Il s'agit d'une affection bénigne rare, et se caractérisant par une transformation du tissu thyroïdien, qui perd son élasticité (fibrose extensive thyroïdienne). La thyroïdite chronique de Riedel concerne essentiellement la femme d'âge moyen, et se signale le souvent par l'apparition de symptômes dus à la compression des tissus de voisinage. Ces symptômes sont une dyspnée (difficulté à respirer), une toux, une dysphagie (difficulté à avaler). L'examen de la patiente met en évidence une thyroïde dure comparable à une substance minérale (de la pierre par exemple) et qui est quelquefois confondue avec un cancer. Le dosage des hormones thyroïdiennes montre des taux normaux ou bas. La recherche des anticorps antithyroïdiens est négative. La scintigraphie met en évidence des plages froides ou moins intenses. Le traitement chirurgical est la seule manière de lever les compressions. Les prélèvements permettent également de confirmer le diagnostic.
  • Les anticorps anti-thyroïde (en anglais antithyroid anti-body) sont des auto-anticorps que l'on recherche au cours de certaines maladies se caractérisant par une atteinte de la thyroïde de nature auto-immune.
  • Le terme auto-immun désigne le processus (physiopathologique) au cours duquel, le patient fabrique des anticorps contre ses propres tissus. Il s'agit (liste non exhaustive) :
    • D'anticorps anti-thyroglobuline.
    • D'anticorps anti-microsome (ou anti-thyroperoxydase).
  • Le syndrome de Sheehan est une insuffisance antéhypophysaire (insuffisance de sécrétion des hormones fabriquées par la partie antérieure, en avant, de la glande hypophyse) apparaissant après l'accouchement au cours duquel il y a eu hémorragie. La cause de ce type de syndrome, est une nécrose hypophysaire, c'est-à-dire une destruction de la glande hypophyse à cause de l'ischémie (insuffisance de vascularisation : arrivée de sang défaillante). Le diagnostic du syndrome de Sheehan est soupçonné chez une femme dont la montée de lait ne se fait pas du tout. La récupération spontanée est possible autorisant ainsi une nouvelle grossesse.
  • Les oreillons correspondent à une maladie infectieuse, contagieuse, due à un virus du nom de Myxovirus parotidis, dont la transmission se fait de manière aérienne. La contagiosité des oreillons dure à peu près deux semaines. On constate un maximum de contagiosité durant la semaine qui précède le début de l'apparition des symptômes de la maladie. L'incubation des oreillons est d'environ trois semaines. Cette pathologie de nature infectieuse, concerne essentiellement les enfants entre l'âge de 5 ans et l'âge de 10 ans. Le début des oreillons se caractérise par l'apparition d'un syndrome infectieux modéré (ensemble de symptômes dus à une infection) associé quelquefois à une douleur des oreilles (otalgie). Ensuite apparaît une tuméfaction parotidienne, c'est-à-dire des glandes parotides (glandes salivaires) qui se bilatéralisent, c'est-à-dire qui touchent les deux côtés, ceci en deux à trois jours. Le patient présente ensuite fréquemment des maux de tête, signant une irritation des méninges, qui sont les membranes de recouvrement et de protection du système nerveux central, en l'occurrence le cerveau. Les investigations complémentaires sont inutiles en ce qui concerne la forme bénigne. L'évolution en ce qui concerne la forme bénigne, c'est que les signes régressent en 10 jours. Une complication peut survenir, il s'agit de l'orchite, c'est-à-dire de la tuméfaction douloureuse du testicule qui est très fréquente entre 15 ans et 30 ans. Cette complication est susceptible d'entraîner une atrophie des testicules, c'est-à-dire une diminution de volume, et de fonctionnement de ceux-ci, responsable de stérilité quand les deux testicules sont concernés à la fois. Enfin une méningite, est également possible, ainsi qu'une surdité séquellaire. Quelquefois le pancréas, des glandes mammaires, des ovaires et la glande thyroïde sont également concernés. Le vaccin a nettement fait régresser les cas d'oreillons.
  • Le syndrome de Pendred est un ensemble de symptômes (syndrome) qui associe un goitre et une surdité. Le goitre est une grosseur qui siège à la face avant de la base du cou. Il est le résultat d'une tuméfaction localisée ou diffuse du corps thyroïde. Le goitre exophtalmique porte aussi le nom de maladie de Basedow. Le goitre représente un phénomène permettant de compenser l'insuffisance de fonctionnement de la thyroïde en relation avec un déficit de nature congénitale des hormones thyroïdiennes. Le syndrome de Pendred est une maladie rare, qui concerne environ deux à trois personnes sur 100 000 et un à 10 % des individus atteints de surdités. Le goitre thyroïdien apparaît aux alentours de 10 ans, quelquefois un peu tôt, mais rarement chez l'adulte. On constate d'autre part, la présence de signes d'insuffisance de sécrétion d'hormones thyroïdiennes chez un patient sur trois. La surdité, quant à elle est précoce, est associée à une mutité (impossibilité de parler). Il s'agit d'une surdité de perception et de transmission. La surdité de transmission, est le résultat d'une lésion de la mécanique de transmission des vibrations sonores au niveau de l'oreille externe, c'est-à-dire du conduit auditif externe, ou encore de l'oreille moyenne comprenant le tympan, la caisse du tympan et les osselets. Au cours des surdités de transmission la perception de la voix haute, est légèrement diminuée alors que la voix chuchotée, est mal perçue et que les sons graves sont mieux entendus que les sons aigus. Dans ce cas l'examen audiométrique permet d'orienter le diagnostic. La surdité de perception quant à elle, est le résultat d'une atteinte de l'appareil nerveux de l'audition à l'intérieur de l'oreille interne, on parle dans ce cas de surdités endocochléaires. Il peut s'agir également d'une atteinte du nerf auditif, on parle alors de surdités rétrocochléaires. D'autre part, quand le patient est en milieu bruyant les difficultés s'accentuent. L'audiométrie dans ce cas-là, aide également à faire le diagnostic mais ce sont les potentiels évoqués auditifs qui permettent de localiser l'origine de la surdité à savoir si celle-ci est de nature endocochléaire ou rétrocochléaire, quand elle est unilatérale. Le syndrome de Pendred se transmet selon le mode autosomique récessif, c'est-à-dire qu'il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que la descendance présente l'affection. La relation entre le goitre et la surdité, dans l'état actuel des connaissances, n'est pas clairement explicitée. Le traitement du syndrome de Pendred est celui de l'insuffisance thyroïdienne quand bien entendu celle-ci est présente. Confronté ou pas à un syndrome de Pendred, dans le doute, il est toujours nécessaire, chez un enfant présentant une surdité, d'étudier précocement la fonction thyroïdienne. Bien entendu ceci est également vrai quand l'enfant fait partie d'une fratrie à risque.
  • L'oncocytome est une tumeur le souvent bénigne, constituée de tissu glandulaire et appartenant à une variété d'adénome formée de grosses cellules dont le protoplasme, c'est-à-dire le cytoplasme apparaît granuleux quand on l'examine au microscope. Les autres cellules composant ce type de tumeur sont des éosinophiles (variété de globules blancs). L'oncocytome siège sur le corps thyroïde, la tumeur portant alors le nom de tumeur de cellules de Hürthle. L'oncocytome peut également concerner les glandes salivaires, les reins (hypernéphrome vrai constituant une tumeur maligne et les bronches).
  • L'adénomede Wölfler est une variété d'adénome de goitre nodulaire de type trabéculaire du corps thyroïde. On distingue deux types d'adénome de wölfler : l 'adénome fœtal du corps thyroïde qui est une variété de goitre nodulaire, et l'adénome gélatineux qui est un adénome acineux ou vésiculaire du corps thyroïde, variété de goitre nodulaire.
  • Le terme crétinisme qui pour certains à comme synonyme idiotie, désigne un état se caractérisant par l'absence à peu près totale des facultés intellectuelles. Le crétinisme est le résultat d'une hypothyroïdie congénitale ou néonatale qui a pratiquement disparu dans les pays industrialisés grâce à l'usage de sel de cuisine iodé, et au dépistage néonatal par le dosage systématique de la TSH. L'hormonothérapie de remplacement (traitement substitutif par des hormones que l'on donne à l'enfant), a également fait régresser ce type d'infection endocrinienne chez l'enfant. En dehors de cette atteinte cognitive  («de l'intelligence»), le patient présente un arrêt de développement du corps (nanisme). Une des spécificités du crétinisme est le défaut de développement des organes génitaux, et le ralentissement des diverses fonctions génitales entre autres. En de ces symptômes l'enfant présente une peau sèche, une hypothermie (diminution de la température corporelle), une bradycardie (diminution du rythme cardiaque). Il existerait une différence essentielle, il s'agit de l'absence à peu près constante de l'infiltration myxcedémateuse des téguments. Ce type d'affection s'observe essentiellement dans les pays où l'on constate un goitre endémique. Elle peut également apparaître chez les goitreux et leurs descendants. Plus rarement le goitre n'est pas présent et le corps thyroïde est atrophié c'est-à-dire diminué de volume.
  • L'hypopituitarisme ou insuffisance antéhypophysaire, insuffisance pituitaire désigne l'insuffisance de sécrétion des hormones normalement sécrétées par la partie antérieure, c'est-à-dire avant de l'hypophyse. L'hypophyse est une glande endocrine dont le rôle est, grâce a ses sécrétions hormonales (les stimulines), d'orchestrer l'activité d'autres glandes comme la thyroïde, les ovaires, les glandes surrénales, les testicules, cartilages de croissance des os et les glandes mammaires. En cas d'insuffisance antéhypophysaire, on constate ce que l'on appelle un tarissement de sécrétion des stimulines, ce qui entraîne une insuffisance du fonctionnement des glandes que nous venons de citer. Ces glandes dépendent directement des stimulines, qui proviennent de l'hypophyse. La traduction de cette insuffisance antéhypophysaire, sera une insuffisance de croissance du tissu squelettique (os), des troubles de la puberté chez l'enfant à type d'impubérisme, l'absence de cycle chez la jeune fille, une insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes et des hormones surrénaliennes. Ces symptômes sont ou moins marqués, selon l'âge du patient. Les principales causes d'insuffisance antéhypophysaire chez l'enfant sont le souvent de nature héréditaire. Dans ce cas la maladie est transmise selon le mode autosomique récessif, ou selon un mode lié au sexe, il s'agit de l'hypopituitarisme familial. L'autre cause de l'hypopituitarisme est l'aplasie congénitale entrant dans le cadre des malformations cérébrales congénitales. Plus rarement on décrit un nanisme, faisant suite à un déficit de sécrétion de l'hormone gonadotrope. Enfin chez l'adulte il est possible d'observer une destruction des cellules de la partie antérieure de l'hypophyse après un traumatisme crânien parfois peu important, ou à la suite d'un accouchement difficile, c'est le cas par exemple du syndrome de Sheehan. La tumeur de la glande hypophyse et les méningites, peuvent également entraîner la survenue d'une insuffisance antéhypophysaire. Le scanner permettra d'orienter le diagnostic à condition que celui-ci soit centré sur la selle turcique, c'est-à-dire la petite caverne osseuse dans laquelle est logée l'hypophyse. Le traitement de l'insuffisance antéhypophysaire fait appel à l'administration d'hormones qui viennent en remplacement de la sécrétion,c'est-à-dire la cortisone, les extraits thyroïdiens, l'hormone de croissance.

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