Fausse couche (avortement spontané) : Examen médical

Examen médical 

Pour établir un diagnostic, il est nécessaire de se rendre dans un hôpital, afin d’effectuer la batterie de tests adéquats qui confirmeront ou non la fausse couche. Ces tests permettront également de savoir s’il reste des tissus dans le ventre de la mère ou non. 

Le premier test effectué est généralement l’échographie transvaginale afin de vérifier le développement du bébé et rechercher un signe de vie de ce dernier, des battements cardiaques en l’occurence.
Une sonde est insérée dans le vagin de la patiente afin de visualiser l’intérieur de l’utérus.
Il est possible de demander une échographie classique (de l’abdomen), mais la précision sera réduite. L’échographie transvaginale n’est pas douloureuse, seulement un peu inconfortable. Aucune de ces deux méthodes d’échographie n’est dangereuse pour la mère ou le bébé et n’augmente les risques de fausse couche

On pourra effectuer un bilan sanguin afin de mesurer le taux d’hormones liées à la grossesse dans le sang comme la progestérone.
Le médecin pourra prescrire une seconde analyse sanguine 48h tard si les taux sont à la limite de la normale, si l’échographie n’est pas concluante ou si la patiente est au tout début de sa grossesse. 

Dans certains cas, il est impossible de se prononcer immédiatement sur le diagnostic suite à ces deux examens.
En effet, si la patiente n’est pas arrivée à sa sixième semaine de grossesse, les battements cardiaques du fœtus peuvent ne pas être assez puissants pour être détectés à l’échographie par exemple.
Il sera alors proposé à la mère de revenir faire une échographie et des tests sanguins dans les deux semaines qui suivent (selon l’avancement de la grossesse). 

Fausses couches récurrentes 

À partir de trois fausses couches consécutives, des tests approfondis peuvent être prescrits afin de découvrir la cause sous-jacente de ces avortements spontanés.
Malheureusement, il est souvent difficile de diagnostiquer une cause précise, 50% des fausses couches récurrentes ne sont pas élucidées

Analyse des chromosomes

Il est recommandé aux parents ayant subi au moins trois fausses couches consécutives de laisser les équipes médicales faire des analyses chromosomiques du fœtus afin d’y déceler d’éventuelles anomalies. 

Si c’est le cas, les parents pourront également être testés, bien que cette cause soit la moins fréquente de toutes

En cas de découverte d’une ou ieurs anomalies dans les chromosomes du ou des parents, ces derniers pourront être orientés vers un généticien, expert en génétique.
Celui-ci établira leurs chances d’être un jour parents de manière naturelle ou par FIV (Fecondation In Vitro) par exemple. 

Échographie

Une échographie transvaginale pourra être effectuée sur la mère afin de déceler une anomalie ou une malformation de l’utérus.
Une échographie 3D servira ensuite à analyser la partie inférieure de l’abdomen ainsi que le bassin afin d’établir un diagnostic précis. 

L’échographie pourra également détecter une potentielle faiblesse des muscles du col de l’utérus. Cependant, il faut être enceinte de 10 à 12 semaines pour l’effectuer.

Analyses sanguines 

Une analyse sanguine permettra de vérifier les niveaux d’anticorps antiphospholipides. Ces derniers augmentent le risque de caillots sanguins et perturbent la mise en place du placenta, la conséquence étant la mauvaise irrigation sanguine du fœtus. 

Ces analyses sanguines sont à effectuer deux fois sur une période de six semaines et lorsque la patiente n’est pas enceinte.

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