Epreuve de Valsalva : Examen médical

Technique médicale 

L'épreuve de Valsalva est utilisée :

  • En cardiologie :
    • La tachycardie, qui est une accélération du coeur au-delà de son rythme physiologique (qui est de 70 à 80 battements par minute), peut survenir naturellement à la suite d'un effort entre autres. Cette perturbation du rythme cardiaque ne doit pas dépasser une certaine durée, et surtout doit rentrer dans l'ordre d'elle-même, sans avoir besoin d'aide extérieure. Pourtant, dans certains cas il est nécessaire d'avoir recours à un artifice extérieur pour y mettre fin. On utilise alors l'épreuve respiratoire de Valsalva. Le but recherché est de créer une sollicitation du nerf pneumogastrique passant à proximité des poumons. L'excitation de ce nerf a pour but de ralentir la fréquence cardiaque. Le nerf vagal (autre nom du nerf pneumogastrique) a donné son nom à ces techniques appelées manœuvres vagales (le réflexe vagal constituant la manœuvre de Valsalva est l'une des manœuvres vagales utilisée dans la maladie de Bouveret pour stopper la tachycardie qui l'accompagne).
    • Par ailleurs, grâce à l'examen au stéthoscope, la manœuvre de Valsalva peut fournir une aide appréciable en modifiant un éventuel souffle cardiaque chez un individu. En effet, elle modifie ce souffle qui provient des cavités cardiaques droites, fournissant ainsi des indices diagnostiques.
  • En oto-rhino-laryngologie (spécialité médicale du nez, de la gorge, et des oreilles) : l'épreuve de Valsalva permet au praticien de vérifier lors de l'examen extérieur du tympan, si celui-ci est mobile sous l'effet des changements de pression secondaires à la manœuvre. Cet examen va l'autoriser à affirmer que la trompe d'Eustache est bien perméable.

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