Chapitre 1 - Prélude 1 : Il était une fois...

Ça a commencé à peu près au moment où j'en finissais avec les amphétamines. Peut-être 1 ou 2 semaines de décalages, avant ou après. C'est confus. Plutôt après, je pense.
Mon contrat de travail, à durée déterminée, venait de prendre fin le 20 septembre. J'avais mis beaucoup d'espoir dans sa reconduction. J'en avais mis tellement que j'en étais à 2 grammes par jour d'un speed d'une qualité bien supérieure à celle que l'on trouve dans les boites de nuit…
6 mois plutôt, ça m'aurait tué.

En mars, pour une raison inconnue, je m'étais mis à souffrir d'insomnie sévère. Je m'endormais vers 23 heures, et, peu importe ma fatigue, je me réveillais à 2 heures du matin, alors que j'avais un travail très physique. Je fus rapidement sur les genoux et mon travail s'en ressentit. On commençait à me faire des remarques. Mon CDD arrivait à sa fin dans 6 mois, et si je voulais garder mon travail et espérer un nouveau contrat, il fallait que je garde le cap. Alors, bonne idée, je me suis dit : « Il me faut quelque chose. Les amphétamines devrait le faire ».

A part l'alcool (que je consommais en abondance) et un joint occasionnel, ça faisait longtemps que je n'avais rien touché. Je ne connaissais personne.

Il y avait près de chez moi, sur une certaine péniche, une boite de nuit qui organisait des soirées le vendredi et le samedi. De loin, la nuit, on reconnaissait distinctement les « boum-boum » caractéristiques de la techno. Connaissant les usages de ce milieu, je me suis dit que j'y trouverais ce que je cherchais.

Un vendredi soir, je m'y rendit sans de préparation, vêtu de ma tenue de travail.

La population était jeune, trop jeune pour moi ; je n'y avais pas ma place. Après avoir prit un verre pour me donner du courage, j'allai trouver un gars à l'allure pas net et lui demandai sans autre forme de cérémonie, comme c'est l'usage : « Tu sais pas où je peux trouver du speed ? ».- « Au toilette ».

Au toilette, c'était la fille d'attente devant l'unique porte réservée aux hommes. Un jeune en sortit, suivit d'un autre, manifestement très entamé. Je l'accostai. Bingo. Nous fîmes la file sans parler, puis une fois dans les toilettes, il sortit son matériel : Extasie, MDMA, coke, speed. Quitte à m'y remettre, je prit un peu de tout, après qu'il me demande naïvement : « T'es pas flic au moins ? ». Il était tellement défoncé qu'il n'arrivait à compter. Je m'en tirai avec le speed pour rien et prit la tangente en regrettant de n'avoir pas profité de la situation. Je restai encore un moment à l'extérieur, suffisamment longtemps pour voir un type sortir de la boite et crier à la ronde : « Y'a quelqu'un qui cherche de la MDMA ? ». Celui-là était frais comme une rose.

Et puis je rentrai chez moi.  

En arrivant, je rangeai le tout dans le tiroir de ma table de nuit, me déshabillai et me mit au lit. J'étais content. J'avais ce qui me fallait et encore. Le lundi suivant, je serais à nouveau d'attaque.

 

 A suivre...

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