Quel avenir pour la complémentaire santé étudiante ?

La fin du régime spécial de sécurité étudiante a été actée par Frédérique Vidale, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en novembre dernier. Les étudiants seront donc rattachés au régime général de la Sécurité Sociale, ce qui apportera son lot de nouveautés. Quelles sont-elles ? C'est la question que je me suis posée et à laquelle je tente de répondre. 

 

La fin de la Sécurité sociale étudiante

Depuis septembre 2018, les étudiants ne seront obligatoirement rattachés à la sécurité sociale étudiante, et n’auront à débourser les 217€ de cotisation exigés. Aujourd’hui, les frais s’élèvent à 90€, correspondant à la cotisation à la vie de l’université. Et comme pour la Sécurité Sociale étudiante, les personnes boursières sont exonérées.

Si les étudiants qui étaient déjà affiliés à la Sécurité Sociale étudiante en 2107-2018 le restent, ils ne pourront, en revanche, pas reconduire leur contrat l’année suivante : ce régime disparaîtra définitivement le 31 août 2019. Dès lors, ils seront automatiquement rattachés à Caisse Primaire d’Assurance Maladie.

Côté complémentaire santé, le prix annuel moyen pour un étudiant est de 482€ selon une étude menée par Le Comparateur Assurance en avril dernier, auprès de de 90 000 internautes. 

La CVEC

Parallèlement à la fin de la complémentaire santé étudiante, cette mesure demande également aux étudiants de cotiser à la CVEC – Contribution Vie Étudiante et de Campus. Cette démarche, obligatoire à l’inscription, permet aux universités de créer et de consolider différents services à destination de ses inscrits. On notera ieurs objectifs :

• La santé : améliorer l’accès aux soins à l’université

• Le financement d’initiatives étudiantes

• Le développement de la pratique sportive

• Le soutien à l’art et à la culture sur les campus

• L’amélioration de l’accueil des étudiants.

 

Désormais, les étudiants devront uniquement s’acquitter de 90€, et des droits d’inscriptions. En annonçant cette mesure, le gouvernement a mis en avant une hausse du pouvoir d’achat de 100 euros, et une amélioration de la vie estudiantine.

Les mutuelles étudiantes

Bien que cette mesure atteste la fin de la Sécurité Sociale étudiante, les mutuelles dédiées aux étudiants continuent d’exister et proposent des remboursements spécifiques. Elles restent également impliquées dans les actes de préventions qui auront lieu sur les campus universitaires.

En effet, la souscription à une complémentaire santé est impérative si l’on souhaite bénéficier d’un remboursement optimal des soins. Contrairement à l’assurance maladie, elle peut prendre en charge le ticket modérateur, la participation forfaitaire d’un euro, les dépassements d’honoraires, et l’ensemble des autres dépenses non gérées par l’Assurance maladie.

Les mutuelles étudiantes offriront des services complémentaires, pour les frais que n’assure pas la sécurité sociale. Elles restent donc intéressantes pour celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une couverture adaptée en bénéficiant d’un tarif avantageux. 

Le tarif des complémentaires santé dépend en effet des services dont l’étudiant a besoin. À noter que pour ceux qui ne disposent pas des ressources nécessaires, il existe des aides pour avoir droit à une mutuelle.

Les aides disponibles

Étudiant, il est parfois compliqué de financer une mutuelle. Pour eux, il existe également des mutuelles gratuites, sous réserve de certaines conditions.

• La CMU-C. C’est couverture maladie universelle complémentaire. Pour les moins de 25 ans, elle peut être attribuée selon la situation financière familiale. Pour ceux qui ont de 25 ans, il faut avoir une situation régulière, résider en France depuis de 3 mois, et disposer de faibles ressources.

• L’ACS. C’est l’aide au paiement d’une complémentaire santé. Il faut répondre aux mêmes conditions que pour la CMU-C, mais celle-ci ne peut être attribuée que si cette première aide a refusé.

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